Once we were trees livre un témoignage implacable du corps humain en deuil. Dans ce court-métrage, les corps des interprètes se rompent sous le poids de la crise écologique, du dérèglement climatique et de l’extinction de masse. Le sexe et les arbres sont réduits à l’état de marchandises, l’économie génère l’appauvrissement : une crise morale sans précédent précipite le monde à sa perte. Sur une musique troublante, les êtres en mouvement donnent à voir l’effondrement des écosystèmes et des civilisations. Conceptualisé et réalisé par Sarah Joy Stoker, artiste interdisciplinaire originaire de St. John’s, sur l’île de Ktaqamkuk (Terre-Neuve), Once we were trees est le fruit de quatre ans de recherche et de création avec sept artistes en danse. La créatrice cherchait à exposer un environnement dystopique; elle réfléchissait la folie de la cupidité, le dysfonctionnement et la brutalité, ainsi que l’incarnation de la perte et du deuil. Ce travail collaboratif a d’abord pris la forme d’un spectacle de danse, Our heart breaks, créé en 2018, puis adapté pour l’écran en 2019.