« Les mains des danseuses reflètent celles de ma mère, de ma sœur, celles de ma grand-mère, celles de nos mères. » Ces mots de Cornelius Eady, poète américain reconnu, sont au cœur du court-métrage. Miséricorde entrelace poésie, imagerie, gestes, mouvements et voix pour tisser une riche et délicate méditation sur la féminité noire. Le cycle homonyme de poèmes d’Eady est inspiré de l’œuvre de Phillis Wheatley, la première esclave des colonies américaines à publier un volumineux recueil de poèmes.
Ce film poétique, réalisé par Philip Szporer, explore les enjeux de l’ethnicité, de l’identité, du lieu et du double discours d’une certaine tradition littéraire noire devant composer avec la réalité de l’apprentissage par les esclaves de la langue de leurs ravisseurs.