L’œuvre propose une composition fragmentée en douze cadres simultanés réfléchis dans l’idée d’inviter le spectateur à ralentir. Une danseuse y apparaît, évoluant dans un espace domestique, tandis que d’autres images présentent le quotidien; des fragments du réel détournés de leur fonction narrative pour n'en garder que la texture, la présence. Le ralentissement du mouvement en dévoile les interstices, transformant la danse en un langage intime. Le son évolutif tisse l’ensemble en mêlant musicalité, sons réels et traces du geste, modulant ainsi la perception du spectateur.
Entre intérieur et extérieur, le film ouvre un espace de transition propice à la contemplation et invite à ralentir. Le but est d’instaurer un moment de suspension, où la lenteur n’est pas perçue comme un arrêt, mais comme un rythme propre à la contemplation.