Une cuirasse translucide qui brouille les contours, étouffe et permet le contact. Des fleurs libérées pour une peau neuve, fluide, qui se colle à celle de l’autre qui guérit. Peut-être quelque chose de l'amour de soi, de l'apprentissage de son propre corps.
Dans MU/E.S, deuxième film d’un diptyque complété par le court métrage alter exo, Stéphanie Beaudoin transporte la douleur des relations étouffantes au dehors, dans les mains tâtonnantes de la guérison, la sensualité, la sororité.
L'œuvre fait partie d’une série de films dont les trames narratives ainsi que les partitions de mouvements de corps et de caméra sont directement inspirées de courbes de graphiques de spectroscopie infrarouge (chimie). L’artiste a analysé ses propres fluides corporels autant dans des situations de relations socialement valorisées que repensées à l’extérieur des moules, puis a transféré des parties de l’analyse en mouvement et en images.